Rentabilité
Installer des panneaux photovoltaïques en 2026 : comment calculer la rentabilité de votre projet
« Est-ce rentable ? » est la première question de tout propriétaire. La réponse honnête dépend de votre maison, de votre consommation et de votre territoire. Voici la méthode de calcul, sans chiffre magique, et les raisons pour lesquelles le calcul est plus favorable en Corse et dans les DOM.
La méthode de calcul en une formule
La rentabilité d’une installation solaire se calcule en comparant ce qu’elle vous rapporte chaque année à ce qu’elle vous coûte au départ. Ce qu’elle rapporte se décompose en deux parties.
Chaque terme de la formule compte. Une production élevée ne sert à rien si presque tout part sur le réseau à un tarif faible. À l’inverse, une petite installation bien calée sur vos usages de journée peut être très efficace.
Deux précisions évitent les erreurs. D’abord, le gain se calcule sur la durée : le tarif du surplus est indexé chaque année, et le prix de l’électricité que vous payez évolue aussi. Ensuite, il faut prévoir le remplacement éventuel de l’onduleur au cours de la vie de l’installation, et l’intégrer au calcul plutôt que de le découvrir plus tard.
Les facteurs qui font varier le résultat
- L’ensoleillement de votre territoire, qui fixe la production d’un kilowatt-crête (kWc) sur une année.
- L’orientation, l’inclinaison et les ombres du toit : un arbre ou un bâtiment voisin peut peser lourd.
- Votre consommation en journée : c’est elle qui détermine la part autoconsommée.
- Le prix de l’électricité que vous payez : plus il est élevé, plus chaque kWh produit et consommé vaut cher.
- Le tarif d’achat du surplus et la prime de votre territoire, fixés à la date de votre demande de raccordement.
- La qualité de la pose et du matériel, qui conditionne la durée de vie de l’installation.
Pour bien comprendre la part autoconsommée, voyez notre article sur l’autoconsommation solaire.
En métropole en 2026 : tout repose sur l’autoconsommation
Depuis le 5 juin 2026, les nouvelles installations de métropole continentale n’ont plus de prime, et le surplus est payé 1,1 c€/kWh, indexé de 2 % par an, selon photovoltaique.info. Le second terme de la formule devient donc très faible : la rentabilité dépend presque entièrement de la part d’électricité consommée sur place.
Concrètement, il faut dimensionner au plus juste et décaler un maximum d’usages en journée. FRH n’installe pas en métropole continentale, mais le principe vaut partout : une installation se juge sur votre consommation réelle, pas sur une production théorique.
Pourquoi le calcul est plus favorable en Corse et dans les DOM
Plus de soleil, donc plus de production par kWc
Pour leurs études, nos agences retiennent les fourchettes de production annuelle suivantes pour un kWc bien orienté. Elles servent d’ordre de grandeur : chaque toit est mesuré lors de l’étude.
| Territoire | Production d’un kWc par an |
|---|---|
| Guadeloupe | de 1 350 à 1 500 kWh |
| Martinique | de 1 350 à 1 500 kWh |
| Guyane | de 1 200 à 1 400 kWh |
| La Réunion | de 1 400 à 1 700 kWh |
| Corse | de 1 350 à 1 550 kWh |
Un surplus mieux payé et une prime maintenue
Dans ces zones non interconnectées, l’arrêté du 5 janvier 2024 continue de s’appliquer. Le surplus y est acheté sur un contrat de 20 ans, et une prime à l’investissement s’ajoute. Ces valeurs de la CRE changent chaque trimestre ; voici celles du trimestre en cours.
| Territoire | Prime jusqu’à 3 kWc | Prime de 3 à 9 kWc | Surplus vendu |
|---|---|---|---|
| Guadeloupe | 1,80 €/Wc, soit 1 800 €/kWc | 1,09 €/Wc, soit 1 090 €/kWc | 18,22 c€/kWh |
| Martinique | 1,71 €/Wc, soit 1 710 €/kWc | 1,04 €/Wc, soit 1 040 €/kWc | 18,22 c€/kWh |
| Guyane | 1,70 €/Wc, soit 1 700 €/kWc | 1,03 €/Wc, soit 1 030 €/kWc | 18,22 c€/kWh |
| La Réunion | 1,54 €/Wc, soit 1 540 €/kWc | 0,92 €/Wc, soit 920 €/kWc | 17,74 c€/kWh |
| Corse | 1,14 €/Wc, soit 1 140 €/kWc | 0,64 €/Wc, soit 640 €/kWc | 16,78 c€/kWh |
Une électricité locale coûteuse à produire
Selon la Commission de régulation de l’énergie, les zones non interconnectées produisent encore l’essentiel de leur électricité avec des énergies fossiles importées (fioul, charbon), et leurs coûts de production ont atteint 369 €/MWh en moyenne en 2025. La Réunion fait exception : elle a converti ses centrales et a presque cessé d’importer des combustibles fossiles pour son électricité en 2024. Grâce à la péréquation tarifaire, vous payez pourtant une facture hors taxes du même niveau qu’en France hexagonale.
C’est pour cela que l’État soutient davantage le solaire sur toiture dans ces territoires : chaque kWh produit localement évite un kWh coûteux pour la collectivité.
Faire le calcul pour votre maison
Pour un calcul sérieux, préparez trois documents :
- Vos factures d’électricité des douze derniers mois, pour connaître votre consommation et votre prix du kWh.
- Des photos de votre toit et de son environnement (arbres, bâtiments voisins).
- La liste de vos gros appareils et de leurs heures d’utilisation : climatisation, ballon d’eau chaude, piscine, recharge de véhicule.
Méfiez-vous des simulations qui affichent une durée de retour sans montrer la part autoconsommée retenue. C’est souvent là que se cache un calcul trop optimiste. Un devis honnête détaille chaque hypothèse.
Demandez aussi que l’étude indique la production annuelle estimée, la part autoconsommée, le tarif du surplus et le montant de prime retenus. Avec ces quatre valeurs, vous pouvez refaire le calcul vous-même et comparer deux offres sur une base identique.
Nos agences de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane, de La Réunion et de Corse réalisent ce calcul lors de l’étude gratuite, avec le barème du trimestre en cours. Trouvez la vôtre sur la page nos agences et découvrez notre démarche d’installation de panneaux solaires.
Questions fréquentes
Comment calculer la rentabilité de panneaux solaires ?
Additionnez la valeur de l’électricité que vous consommez sans l’acheter et les recettes du surplus vendu, puis comparez ce gain annuel au coût de l’installation diminué de la prime. Le résultat dépend surtout de la part de production consommée sur place.
Le photovoltaïque est-il encore intéressant en métropole en 2026 ?
Pour les demandes déposées depuis le 5 juin 2026, il n’y a plus de prime et le surplus est payé 1,1 c€/kWh. L’intérêt repose donc sur l’autoconsommation : une installation bien dimensionnée sur une consommation de journée importante.
Pourquoi le solaire est-il plus soutenu en Corse et dans les DOM ?
Ces territoires ne sont pas raccordés au réseau continental et produisent encore une grande part de leur électricité avec des énergies fossiles importées, à un coût élevé. L’État y maintient une prime et un tarif du surplus plus élevés, fixés par l’arrêté du 5 janvier 2024.
Une batterie améliore-t-elle la rentabilité ?
Une batterie augmente la part autoconsommée, mais elle a un coût. Son intérêt se calcule au cas par cas, en comparant ce coût à la valeur de l’électricité qu’elle permet de ne plus acheter.
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Sources
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