Matériel
Exploiter l’énergie solaire chez soi : fonctionnement, unités, suivi et entretien
Avant de demander un devis, mieux vaut comprendre ce que l’on achète. Ce guide reprend les bases : la différence entre solaire photovoltaïque et thermique, le trajet de l’électricité du toit jusqu’à vos prises, les unités à connaître, puis le suivi et l’entretien d’une installation dans la durée.
Solaire photovoltaïque ou solaire thermique : deux usages différents
On parle de « panneaux solaires » pour deux technologies qui n’ont pas le même but.
- Le solaire photovoltaïque produit de l’électricité. Ses cellules transforment directement la lumière en courant électrique, utilisé dans la maison ou injecté sur le réseau.
- Le solaire thermique produit de la chaleur. Ses capteurs chauffent un liquide qui transmet cette chaleur à l’eau d’un ballon : c’est le chauffe-eau solaire.
Les deux peuvent cohabiter sur une même toiture. Le choix dépend de vos besoins : réduire votre consommation d’électricité au sens large, ou d’abord chauffer l’eau sanitaire. Une installation photovoltaïque peut aussi alimenter un chauffe-eau électrique en journée. La suite de ce guide porte sur le photovoltaïque, le métier de FRH.
kWc et kWh : les deux unités à ne pas confondre
Le kilowatt-crête (kWc) mesure la puissance d’une installation. C’est la puissance que délivrent les modules dans des conditions de test normalisées, identiques pour tous les fabricants : il sert à comparer les panneaux et à dimensionner un projet. Sur un toit, les conditions réelles diffèrent, et l’installation produit la plupart du temps en dessous de sa puissance crête.
Le kilowattheure (kWh) mesure l’énergie produite ou consommée sur une durée. C’est l’unité de votre facture d’électricité et du tarif d’achat du surplus.
Le kWc compte aussi pour les aides : dans les DOM et en Corse, la prime à l’autoconsommation et le tarif d’achat du surplus sont fixés par tranche de puissance, dans le barème des zones non interconnectées publié chaque trimestre par la CRE. Le détail est dans notre article sur la prime à l’autoconsommation.
Suivre sa production
Une installation qui produit moins que prévu ne se signale pas toute seule. Pour une installation résidentielle dont le propriétaire est sur place, le centre de ressources photovoltaique.info recommande de suivre sa production avec des relevés au moins mensuels.
- Utilisez l’application de suivi de l’onduleur, ou relevez les index du compteur de production.
- Comparez chaque mois avec le même mois de l’année précédente, et avec l’estimation de l’étude.
- Une baisse nette par temps ensoleillé, un onduleur en défaut ou une production nulle doivent vous alerter.
Dans les DOM et en Corse, gardez aussi en tête vos obligations de producteur si vous vendez le surplus : c’est le centre EDF local (EDF SEI ou EDF Corse) qui achète votre électricité, dans le cadre d’un contrat conclu pour vingt ans à compter de la mise en service.
Entretien et maintenance : ce que vous faites, ce que fait le professionnel
Une installation photovoltaïque demande peu d’entretien, mais pas aucun. Le centre de ressources photovoltaique.info distingue ce que le propriétaire peut faire lui-même de ce qui revient à un professionnel habilité.
Ce que vous pouvez faire
- Inspecter les modules depuis le sol, au moins une fois par an : module cassé, salissures, feuilles, végétation.
- Contrôler l’onduleur sans ouvrir les protections et relever ses informations, au moins une fois par an ou en cas de baisse de production.
- Dépoussiérer le local de l’onduleur et ses grilles de ventilation.
Ce qui revient au professionnel
Une maintenance approfondie par un professionnel habilité est conseillée en moyenne tous les cinq ans pour une petite installation, ainsi qu’en cas de panne ou de baisse de production. En cas de dysfonctionnement, coupez l’installation en prenant les précautions nécessaires et appelez un professionnel.
Dans les DOM, les pluies lavent souvent les modules. Les zones proches de la mer ou exposées aux poussières peuvent demander un nettoyage plus fréquent, à confier à un professionnel quand le toit n’est pas accessible en sécurité.
Passer à l’étape suivante
Vous connaissez maintenant les bases. Pour savoir ce que votre toit peut produire et quel modèle vous convient, demandez une étude gratuite à l’agence FRH de votre territoire : Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion ou Corse. Retrouvez nos agences et notre offre d’installation. Pour éviter les mauvaises surprises, lisez aussi comment ne pas se faire avoir.
Questions fréquentes
Quelle différence entre un panneau photovoltaïque et un chauffe-eau solaire ?
Le panneau photovoltaïque produit de l’électricité. Le chauffe-eau solaire utilise des capteurs thermiques qui chauffent directement l’eau d’un ballon. Ce sont deux équipements distincts, qui peuvent coexister sur un même toit.
Que signifie kWc ?
Le kilowatt-crête est la puissance d’une installation mesurée dans des conditions de test normalisées. Il sert à comparer les panneaux et à fixer la tranche de prime et de tarif. L’énergie réellement produite se compte en kWh.
À quelle fréquence faut-il entretenir une installation ?
Une inspection visuelle depuis le sol au moins une fois par an, un suivi de production au moins mensuel, et une maintenance par un professionnel habilité en moyenne tous les cinq ans pour une petite installation, selon photovoltaique.info.
Faut-il nettoyer ses panneaux ?
La pluie suffit souvent. Si les modules sont visiblement encrassés et que la production baisse, faites appel à un professionnel plutôt que de monter sur le toit.
À lire aussi
Sources
Et sur votre toit ?
L’étude gratuite mesure votre toit, votre consommation et vos aides réelles.
Comment fonctionne une installation photovoltaïque
Le trajet de l’électricité suit quatre étapes.
Une batterie peut s’ajouter pour stocker une partie du surplus et l’utiliser le soir, ou garder certains circuits alimentés pendant une coupure si l’onduleur le permet (voir le stockage solaire). Pour les modèles de contrat, lisez notre guide sur l’autoconsommation.